Un crochet par Madrid et 12 heures de vol plus tard, nous atterrissons vers 7h (heure locale) à Lima, mégapole de près de 8,5 millions d'habitants qui représentent à eux seuls le tiers de la population péruvienne. Nous déposons nos sacs à dos à l'hôtel dans le quartier de Miraflores et partons à la découverte de la ville. Après quelques heures de ballade, l'animation débordante, les klaxons, les vendeurs de rues divers, la pollution et la fatigue accumulée du voyage auront raison de nous...nous rentrons faire dodo à l'hôtel!
Le lendemain, nous prenons notre premier bus en début d'après-midi en direction de Pisco. Le paysage traversé pendant plusieurs heures est désertique et n'offre pas grand intérêt. Nous arrivons vers 18h et découvrons une ville en pleins travaux! Le tremblement de terre du 15 août 2007 a détruit une grande partie de la ville et ses environs. Il a fait en 3 minutes 800 morts dont 160 assistaient à la messe de l'Assomption dans l'église de la plaza de Armas. Aujourd'hui encore, les habitants vivent dans des campements de fortune et des baraques en bois...mais la vie continue, ils reconstruisent petit à petit et le centre ville s'anime à la tombée de la nuit. Nous ne traînerons pas trop dans les rues sur les recommandations du personnel de l'hôtel et ne tarderons pas à aller nous coucher...le décalage horaire se faisant toujours sentir.
Départ à 7h pour le port de Paracas d'où nous embarquons pour les îles Ballestas. La tête protégée pour ne pas avoir nos cheveux repeints par les oiseaux, nous naviguons entre une multitude d'îles peuplées de phoques, de pélicans, de fous blancs et de cormorans...tous producteurs de guano dont les gisements étaient déjà connus et exploités par les Incas. A partir de 1870, l'extraction du guano devint intensive; la couche mesurait à cette époque une trentaine de mètres d'épaisseur. Aujourd'hui, les îles sont protégées et on en extrait tous les 5 à 7 ans plus de 6'000 tonnes. On y voit aussi le pingouin de Humboldt qui ne mesure pas plus de 60cm et qui est une espèce en voie de disparition.
En fin de matinée, nous reprenons le bus pour Nazca. Le soleil et la chaleur étant au rendez-vous, nous profitons du jardin et de la piscine de l'hôtel pour nous prélasser une bonne partie de l'après-midi. Cette pause détente nous ayant fait le plus grand bien, nous sortons manger, nous promener sur la plaza de Armas (toujours très animée dès la tombée de la nuit) et en profitons pour dévaliser quelques magasins de souvenirs. Après une nuit mouvementée pour Julien, nous partons à la découverte des mystérieuses lignes de Nazca. Elles furent découvertes en 1939 par un savant américain, Paul Kosok mais c'est une allemande, Maria Reiche qui entreprendra leur nettoyage et qui essayera toute sa vie d'en percer le mystère. Les péruviens l'avaient surnommée "la Fille de la Pampa" tellement son amour et sa dévotion pour le Pérou furent sans limite. La vérité est que personne ne sait exactement ce que ces dessins géométriques et ces animaux stylisés font là, gravés dans le désert entre l'an 300 et 900. Certaines de ces figures escaladent des collines, franchissent des ravins sans que leurs formes ou la rectitude des lignes en soit affectées. Elles sont creusées dans la roche sur 10 à 30 cm de profondeur et ont une largeur pouvant aller jusqu'à 3m. Un grand nombre d'archéologues pensent que ces dessins sont des copies de figures formées par les étoiles. Pour d'autres, ces motifs et les connaissances en ingénierie hydraulique très avancées de la civilisation de Nazca leur permettait l'échange de technologie avec la civilisation de Tiahuanaco du côté bolivien. Une autre hypothèse plausible est que ces immenses tracés rectilignes correspondent à des veines hydrauliques souterraines. Malgré des diverses recherches, le mystère reste entier mais grâce au travail de Maria Reiche, les lignes de Nazca ont été inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco en 1994. L'érosion et les changements climatiques les menacent plus que jamais...courrez vite les voir avant qu'il ne soit trop tard! Nous passons les heures suivantes allongés sur nos transats à l'hôtel afin de nous remettre de nos émotions avant de prendre notre bus pour Arequipa. Arrivée prévue à 23h30!
9h c'est long...9h dans un bus, c'est très long! Nous sommes exténués lorsque nous arrivons et nous écroulons dans notre lit. Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, nous partons à l'assaut d'Arequipa située à 2'300 m d'altitude. Construite au pied du volcan éteint le Mitsi, elle est surnommée "la ville blanche" parce que construite en grande partie en pierre de lave blanche. Cette deuxième ville du Pérou est, avec Cuzco, l'une des rare à être propre, lavée et balayée tous les jours. Nous consacrons notre matinée à la visite du monastère Santa Catalina. Ouvert au public depuis une vingtaine d'année, il a été construit en 1579 par une riche veuve. Aujourd'hui, une petite partie du couvent abrite encore une trentaine de religieuses. Ce n'est que depuis 1985 et la visite du pape Jean-Paul II qu'elles ont le droit de parler et de sortir. A l'époque, c'était le must pour les riches héritières des familles espagnoles d'y entrer en tant que religieuse tout en y apportant une dot conséquente. Véritable ville dans la ville, elles vivaient comme dans le grand monde, organisaient des réceptions, avaient des servantes ou des esclaves. Durant plus de 300 ans, les 450 nonnes ont vécues à l'abri des regards et interventions extérieures. Le bâtiment fût ouvert au public en 1970 afin de le mettre aux normes. Pendant quelques heures, nous oublions l'agitation extérieure et nous baladons au milieu de ces murs bleu et rouge-ocre, nous laissant guider par ces nombreuses rues menant à des chambres, des cuisines, des infirmeries, des cloîtres ou encore à la laverie. Après un rapide casse-croûte, nous flânons dans les boutiques du centre ville et nous installons sur l'une des nombreuses terrasses bordant la plaza de Armas pour déguster un mate de coca. Nous y revenons le soir même pour y manger...mauvaise idée...la cuisine proposée n'est vraiment pas terrible!
Lendemain matin, départ en minibus pour le canyon de Colca. Tout en mâchouillant nos feuilles de coca (guéri le mal d'altitude), nous montons sur l'altiplano et traversons la réserve d'Aguada Blanca. Emerveillés par ce paysage, nous y contemplons des vigognes, des lamas et des alpagas. Après le passage d'un col à 4'910 m, le souffle court, nous descendons dans le canyon de Colca. Fascinés, nous découvrons des milliers d'hectares de terrasses sculptés dans la montagne jusqu'au recoins les plus improbables et escarpés. Dans l'après-midi, nous arrivons à notre hôtel à Yanque et allons piquer une tête dans les piscines thermales de la ville dans une eau à plus de 40 degrés... le bonheur! Le soir venu, nous assistons à un dîner spectacle (idem dans tous les restaurants de la ville) et découvrons les costumes, danses et musiques locales et traditionnelles. Départ au petit matin pour le mirador de la Cruz del Cóndor. On y jouit d'une vue incroyable sur le canyon, la rivière à plus de 1'000 m en contrebas et en face des falaises de près de 2'500 m. Tous les villages du canyon furent construits par les conquérants espagnols afin de contrôler les Indiens, les convertir plus facilement au catholicisme, leur faire payer des impôts et avoir de la main-d'oeuvre pour le travail des mines. Au bout de 2h de promenade sur le mirador nos efforts et notre patience sont récompensés... un condor perce le ciel bleu et nous offre plusieurs passages, porté par les courants d'air chaud, juste au-dessus de nos têtes. 30 min plus tard, un deuxième condor fera une majestueuse apparition. Une pause déjeuner et nous reprenons la route de l'altiplano pour rejoindre Arequipa.
Après une nuit de sommeil réparateur, nous partons pour Puno à 3'850 m. 6h de bus supplémentaires au compteur, nous voilà sur les rives du lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde! Décor inoubliable pour l'anniversaire de Stéphanie :-) que nous fêtons dignement dans un bon restaurant à déguster des perches du lac. Après une nuit pluvieuse, nous sommes ravis de voir, à notre réveil, que le soleil a fait son retour. Surtout qu'aujourd'hui, nous partons en excursion sur la péninsule de Chucuito avec Arnaud de l'agence Pérou Insolite. 1h de trajet en voiture sur une route défoncée et nous voilà au point de départ de notre marche de 3h au travers de superbes paysages du lac Titicaca et de communautés rurales aymaras. L'altitude se fait sentir lorsque l'on doit grimper de quelques centaines de mètres sur la montagne mais une fois en haut...whaouuuuuuuuu...que c'est splendide! Une vue imprenable sur le lac et la cordillère royale en Bolive s'offre à nous! On redescend et notre guide nous offre un pique-nique sympa sur une plage du lac et profitons ainsi du soleil et de se paysage magnifique une bonne partie de l'après-midi. En fin de journée, nous partons à la découverte des îles flottantes Uros.
De bon matin, nous reprenons la route en direction de Cusco. Nous y arrivons en début d'après-midi, déposons nos affaires à l'hôtel et partons à sa découverte. Nous flânons quelques heures dans ses rues ou il fait bon à se balader mais nous serons stopper par un gros orage...trempés, nous rentrons à l'hôtel nous changer avant de ressortir nous rassasier.
Très très très tôt ce jour-là, nous commençons notre promenade dans la vallée sacrée. A notre arrivée sur le site des ruines de Pisac; pas un touriste à l'horizon...nous voilà seuls à admirer le magnifique panorama sur la vallée. Nous passerons une bonne partie de la matinée à explorer ces terrasses, ces tunnels et cette incroyable architecture sans que personne ne vienne nous déranger puis nous partirons en direction du site de Moray. Nous restons ici bouche bée devant l'ingénieux système de terrasses en amphithéâtre, creusés dans de petits cirques naturels. Non loin de là, perdu au milieu de la pampa, les salines de Maras offrent un décor de carte postale en pleine cordillère des Andes. Pas moins de 4'000 bassins, dont les plus anciens étaient déjà exploités avant l'arrivée des incas, surgissent du paysage. Après une pause casse-croûte méritée, nous partons à l'assaut de la forteresse d'Ollantaytambo qui surveillait le chemin du Machu Picchu. Au travers des terrasses, nous grimpons un raide escalier qui nous mène au site et y découvrons un appareillage de pierres incroyable. Des immenses blocs, amenés ici on ne sait comment, tous taillés à la main, s'enchevêtrent parfaitement. En bas, sur l'esplanade, un ingénieux système de rigoles pour la distribution de l'eau provenant de l'Urubamba tout proche fût déterré il y a quelques années. Les incas devaient l'utiliser comme centre de soins thermaux. L'heure de notre train pour Aguas Calientes approchant, nous partons pour la gare et embarquons à bord de "Perurail" pour 1h30 de ballade au travers d'une végétation toujours plus tropicale. Nous arrivons à destination en début de soirée et comment dire...à Aguas Calientes, tous les sentiments se mélangent...on aime et on déteste ce village encaissé dans trois vallées, dominé par de hautes montagnes rocheuses couvertes de forêts et bordé par une rivière torrentueuse. Ce village est un passage obligé pour qui conque compte se rendre au Machu Picchu. Il est le terminus de la ligne de train qui d'ailleurs traverse le village en pleine rue. Il y a donc ici, une grande majorité de touristes qui ne sont là que pour une nuit...et les propriétaires d'hôtels et de restaurants l'ont bien compris...ils se fichent donc majoritairement d'offrir un service de qualité ou non à leurs clients mais factureront toujours le prix fort. Le pire, étant les règles d'hygiènes totalement bafouées! Les viandes sont congelées et décongelées à mainte reprise, les buffets servi sur 2 ou 3 jours jusqu'à épuisement du stock...bref, l'intoxication alimentaire guette, tenez-vous en aux plats cuisinés végétariens!
Quelques heures de sommeil plus tard, nous voilà fin prêt pour notre rencontre avec le Machu Picchu! Levés dès 4h30 du matin, nous pensions arriver ainsi dans les premiers à l'arrêt de bus des navettes nous emmenant à l'entrée du site. Peine perdue, une centaine de courageux font déjà la queue...mais nos efforts seront quand même récompensés puisque nous serons dans les 400 premiers visiteurs du jour et décrochons ainsi le sésame permettant l'ascension du Wayna Picchu (dont l'accès est limité à 2 x 200 personnes à cause de la dangerosité de la montagne et des ces passages extrêmement étroits). Mystique...c'est le mot qui nous est venu lorsque nous découvrons le site encore enfoui sous le brouillard matinal. Fût-il une capitale religieuse demeure d'un empereur, un lieu de culte consacré au soleil ou encore la dernière capitale inca? Le mystère reste entier! Les archéologues sont en revanche d'accord pour dire qu'il ne s'agissait pas d'une forteresse établie pour se protéger d'une invasion. Il semblerait également, qu'au moment de leur conquête, les espagnols eurent connaissance de la cité, sans en mesurer son importance. Ce qui valut au site, un désintérêt total et trois siècles d'abandon. C'est le 24 juillet 1911, qu'un américain, Hiram Bingham, redécouvrit le Machu Picchu. Il semblerait pourtant que le site était connu par une poignée d'aventuriers, de fermiers et deux cartographes qui le mentionnait avec exactitude dès le 18ème siècle. La majeure partie du site était ensevelie sous la végétation et il fût étonné d'y trouver une famille d'indiens cultivant les terrasses. Il informa aussitôt son université, Yale, de sa découverte ainsi que la très influente National Geographic Society et entama des recherches scientifiques qui se poursuivent encore de nos jours. Nous passerons la journée à parcourir le site de long en large et en travers et avons appris que se serait Pachacutec, 9ème empereur inca, qui serait à l'origine de la cité du Machu Picchu et de ses avant-postes. Un souverain ne vit jamais seul, ce qui expliquerait la présence d'une cour, d'un village et de dizaines de maisons dont les ruines sont toujours visibles. 1'800 personnes vivaient ici au temps de sa splendeur. Non seulement la vie y était organisée (garnisons, greniers, cultures) mais les incas mirent également au point un savant système de terrasses et d'irrigations pour endiguer les fortes pluies s'abattant sur la région. Epuisés par cette magnifique journée, nous redescendons prendre notre train pour Cusco et ne tarderons pas à aller nous coucher.
Nous passons notre dernier jour à Cuzco. Il y a des villes où l'on ne fait que passer, d'autres qu'on ne voudrait pas quitter...Cuzco est de celle-ci! Entourée de montagnes brunes, la ville perchée à 3'400 m, s'étend dans une vallée splendide. Elle devient rapidement la capitale de l'Empire Inca et est aujourd'hui une superbe ville coloniale mais, il ne faut jamais oublier lorsqu'on la visite, qu'elle fût la cible privilégiée des Espagnols déterminés à anéantir la culture inca. Il subsiste néanmoins quelques fondations ou murs dans la ville qui n'ont pas été détruits et la majorité des constructions espagnoles d'adossent ou utilisent des matériaux des anciens palais inca. Si le souffle ne vous manque pas, n'hésitez pas à gravir les escaliers du quartier San Blas qui vous offriront un splendide panorama sur la ville et sa vallée. En redescendant, nous en profiterons pour faire nos derniers achats de souvenirs et nous offrirons un véritable festin dans l'un des meilleurs restaurants de la ville pour un prix dérisoire...puis nous finirons par rentrer faire nos sacs avant d'affronter le voyage du retour.
Un petit dodo...et voilà, il est déjà temps de prendre notre 1er vol jusqu'à Lima avant d'enchaîner avec notre vol international. Aucun retard n'est à signaler, tout se passe merveilleusement bien et après quelques longues heures de vol, nous sommes de retour à Genève.
On garde un souvenir magnifique de ce voyage! Le Pérou est un pays inoubliable tout comme ses habitants...souriants, toujours prêts à vous aider...sans oublier ses sites historiques époustouflants dans lesquels règne quelque chose d'inexplicable...
Période : novembre 2009
Hôtels : Nous avons été ravis du choix de nos hôtels pendant notre séjour. Tous nous ont offert un accueil chaleureux, de bons conseils pour nos visites ainsi que des chambres propres et de l'eau chaude. En voici la liste :
Lima - Leon de Oro - http://www.leondeoroperu.com/
Pisco - San Jorge - http://www.hotelsanjorgeresidencial.com/
Nasca - Oro Viejo - http://www.reservas.net/app/hothab.exe?2335,2329,1,ESP
Arequipa - Casa de Tintin - http://www.hoteltintin.com/tintinnew/index.php
Canyon de Colca - Pozo del Cielo - http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g798015-d627007-Reviews-Pozo_del_Cielo-Chivay_Colca_Canyon.html
Puno - Conde de Lomos - http://www.condelemosinn.com/peru/puno/titicaca/hotel/fr/hotel-conde-de-lemos-puno.php
Cusco - Amaru I - http://www.amaruhostal.com/
Aguas Calientes - Presidente - http://www.machupicchu-inca.com/hostal-presidente.html
Nos chouchous sont celui de Nasca pour son magnifique jardin avec piscine, celui du canyon de Colca pour son ambiance mystique et celui de Cusco pour sa vue sur les toits de la ville.
Pour ce qui est des transports de ville en ville, nous avons toujours voyagé avec la compagnie de bus Cruz del Sur (http://www.cruzdelsur.com.pe/inicio.php) en catégorie supérieure...ben oui, étant donné les tarifs, on s'est pas privé! Bonne compagnie ponctuelle, avec siège couchette, couverture, repas et boissons.
Pour ceux qui désirent passer par une agence pour leur voyage complet ou pour des excursions ponctuelles, nous vous recommandons l'agence http://www.paprikatours.com/ basée à Arequipa.
Bonnes adresses : Partout, on vous servira les même plats à des prix passant du simple au double, préparés avec plus ou moins de réussite :-) mais toujours servi généreusement! Toutefois, nous avons spécialement bien mangés à la cosy "Granja Heidi" de Cusco. Il s'agit d'un établissement tenu par un allemand marié à une péruvienne qui cuisine uniquement avec les produits provenant de sa ferme...la viande y est succulente et l'addition raisonnable. Autre adresse à retenir l"Indio Feliz"" à Aguas Calientes. Là aussi, un couple mixte franco-péruvien est à la tête de ce restaurant qui vous régalera pour un prix raisonnable pour la ville...et vous évitera surtout d'être malade la veille de votre rencontre avec la Machu Pichu :-)
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photos du Pérou |